Femme se libérant de lourdes chaînes sur un chemin fleuri, dans un paysage de montagne peint à l’huile, symbole du lâcher-prise, du deuil et de la libération intérieure.

Deuil : et si arrêter de souffrir était la plus belle preuve d’amour ?

Ce poids que tu portes sur ton dos n’est pas une fatalité. C’est un appel à l’aide.

Nous vivons dans une société qui nous éduque à posséder. À obéir. À contrôler. Tout notre quotidien est façonné par ces principes. Des pays avec des gouvernements. Des familles avec des règles et des obligations. Sans oublier les religions : de véritables mécanismes de contrôle. Elles dictent la morale. Elles imposent l’obéissance. Elles perpétuent des règles souvent obsolètes — la place réservée aux femmes en est un exemple parmi tant d’autres.

Rares sont ceux qui nous apprennent à lâcher prise. À accepter. À libérer. Et pourtant, c’est peut-être la pierre angulaire de notre survie émotionnelle.

Essaie d’expliquer à une mère que s’inquiéter n’aidera pas son enfant. Que son angoisse ne crée aucune sphère invisible de protection. Mission presque impossible. Aux yeux de nos aînés, lâcher prise reste presque un péché capital.

Pleurer un être cher année après année, rongé par la culpabilité ? C’est mieux vu que de sourire en son nom.

Ce que j’ai observé dans la France rurale

Voilà bientôt vingt ans que je vis au pays de la lumière et de l’art. Et voici ce que j’observe. Surtout dans la France rurale, où le temps semble s’être arrêté. Hélas, ce n’est pas toujours une bonne chose pour l’âme.

Je compare souvent l’état d’esprit des campagnes françaises avec mon Mexique natal. Ou avec l’Espagne, où j’ai vécu six ans. Ma conclusion m’attriste : ici, on a peur de lâcher prise. Peur d’arrêter de souffrir. Surtout face au deuil.

Le poids des morts se porte sur le dos. Dans certains villages, cela fait presque partie de l’éducation. J’aimerais tant faire comprendre une chose : la mort n’est pas une fin. Ce n’est qu’une étape parmi tant d’autres. On envoie de la lumière à nos défunts en les évoquant dans la joie. Pas dans l’image sombre de la souffrance.

Quand ton chagrin retient une âme

Je suis thérapeute Reiki. Dans ma pratique, j’ai accompagné le départ de nombreuses âmes en peine. La plupart étaient prisonnières de l’aura dépressive de ceux qui restent. Parfois sans même que la famille le demande. Car on ne peut pas aider quelqu’un sans d’abord le libérer de ce qui l’alourdit.

Retenir une âme par ta souffrance n’est pas sain pour toi. Et ce n’est pas respectueux envers la mémoire du défunt. Celui qui t’a offert tant de joie de son vivant mérite mieux. Il mérite mieux que de rester enchaîné à tes larmes.

Une chose est essentielle : ce qui n’a plus sa place dans notre dimension ne doit pas être forcé d’y rester. Forcer, imposer, c’est rompre l’ordre des choses. Dans la vie, rien ne se force. Tout doit couler. Dans le respect. En quête d’harmonie.

Pourquoi une âme ne parvient-elle pas à partir ?

Les causes sont nombreuses. La plus fréquente : la peur.

La peur d’abandonner l’être aimé. Le père ou la mère qui laisse de jeunes enfants. Surtout à un âge vulnérable.

Les promesses faites en pleine conscience. « Nous serons ensemble pour l’éternité. » Attention : l’âme enregistre chaque parole. Surtout quand elle est prononcée avec une véritable intention.

Il existe mille raisons de ne pas pouvoir partir. L’une des plus marquantes ? L’incapacité de cesser de souffrir.

« Je ne peux pas arrêter de le pleurer. Sinon, c’est comme si je ne l’aimais plus. »

« Si je vais de l’avant, c’est comme s’il ne comptait plus pour moi. »

La peur que cesser de souffrir revienne à trahir sa mémoire.

Les huiles essentielles qui accompagnent le lâcher-prise

Je vais être honnête avec toi. Aucune huile essentielle n’a le pouvoir de faire partir les entités. Surtout quand les liens émotionnels sont profonds. En revanche, elles sont d’une aide précieuse. Elles aident à accepter la douleur. Elles facilitent la libération émotionnelle. Car c’est seulement en acceptant la réalité qu’on peut lâcher prise. Le processus est parfois douloureux. Mais il est nécessaire pour avancer.

Parmi les huiles essentielles qui accompagnent cette odyssée :

Petitgrain bigarade. Son arôme herbacé, aux douces notes florales, aide à assouplir ta carapace. Il permet enfin à la douleur de s’exprimer.

Myrrhe (Commiphora myrrha). Son arôme profond et résineux cherche à guérir les vieilles blessures émotionnelles. Celles qui se sont infectées avec le temps.

Encens oliban (Boswellia carterii). Son arôme balsamique, aux notes légèrement sucrées, t’invite à t’ouvrir. Surtout quand ton cœur est resté caché derrière des cadenas aux serrures rouillées.

Un arôme. Quelques mots. Une énergie qui te ramène à ton centre. C’est ainsi que tombent les vieilles chaînes. Les larmes purifient. Et cette fois, elles viennent du centre. Ton dos retrouve sa posture. Plus léger. Redevenu ce qu’il était.

Sourire pour honorer nos défunts

C’est en pleine conscience que nous rendons leur valeur à nos ancêtres. Pas à travers des pleurs torturés. Il faut un cœur de guerrier pour sourire avec sincérité. Sourire en reconnaissance de tout ce que cette âme t’a offert de merveilleux durant son passage. Il n’existe pas de plus bel héritage. Ni de plus beau monument que ta présence. Une présence rendue possible grâce au chemin partagé avec elle.

Alors, la prochaine fois que tu penseras à une vieille âme déjà partie : souris. Son souvenir s’inondera de bénédictions. Et tu honoreras ainsi son existence.


Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *